Une série de performances mensuelle du 14 juillet 2021 au 14 novembre 2024 à 18:00 sur la plaine de Plainpalais.

Ce projet pose la question du corps dans l’espace urbain: comment le visibiliser tout en évitant les regards non-désirés et les violences qu’on lui impose ?

L’enquête universitaire “Genève, une ville égalitaire?“, menée sur mandat de la Ville de Genève, fait le constat que les personnes sexisées mettent en place des stratégies de protection et de défense, conscientes ou non, afin de pouvoir accéder sans entrave à l’espace public.

En réponse à cette enquête, Alizée Rambeaud et Caroline de Cornière ont pensé ce projet de performances comme un outil d’expression, de valorisation et de légitimation, pour et par les personnes victimes de discriminations liées au genre.

Depuis le 14 juillet 2021, différent·e·x·s performeur·euse·x·s se réapproprient leur droit à disposer de leur corps dans l’espace public.

Le livre chf 25.-

Ce livre, en plus d'être un recueil d'images et de témoignages, est une archive vivante d'actions artistiques menées pendant trois ans de rencontres et de réflexions profondes sur l'objectivation des corps et la lutte pour l'égalité. Né de la force du collectif, ACCORPS immortalise ces instants où le corps parle, dénonce, et guérit. Il repose sur l'engagement commun de touxtes réuni-e-x-s autour d'un même but. Ensemble. ces voix s'élèvent pour dé­noncer les violences sexistes et rendre visibles celles qui résistent, proposer des alternatives et construire des espaces où les corps sont enfin libres. Chaque geste, chaque voix, chaque image tisse un réseau de résistances. témoigne de l'importance de l'action collective pour faire émerger des espaces de parole et de libération. Loin de se limiter à l'éphémère. chaque page capture la force des mouvements qui ont traversé ces performances et les voix qui se sont élevées contre les discriminations. À la croisée de l'art et du militantisme. ACCORPS est une œuvre collective, une invitation à réfléchir, à se ques­tionner, et à agir pour un monde plus juste. où les corps ne sont plus réduits au silence.

Création Alizée Rambeaud & Caroline de Cornière; Photographies Rebecca Bowring; Graphisme Maurane Zaugg; Performeur·euse·x·s Caroline de Cornière, Alizée Rambeaud, Rosangela Gramoni, Fabienne Abramovich, Anaïs Virg, Elinor Radeff, Irédé Eve Oduntan, Laetitia Gex, Karine Humbert-Droz, Julia Botelho, Priya Lanfranchi, Milo Gravat, Camille Mariethoz, Julia Rieder, Jacqueline Ricciardi Werlen, Sophie Dubs, Melissa Ellberger, Alexandra Sheherazade Salem & jpp, Sarah Waelchli, Giulia Essyad, Matylda Florez, Héloïse Dell'Ava Luna, Eytana Echer, Myrtille Falquet, Shirlenne Malambo de peinadoecoco & Cindy Cedeño de la Red de Tamboreras de Suiza, Natyhoop, Prisca Harsch , Angela Marzullo & Lucie Marzullo; Costume Aline Courvoisier; Scénographie Nadine & Jean-Luc Grandin; Conseils Marylène Lieber, Robin Adet; TexteGenève, une ville égalitaire?; Soutiens Agenda 21-Ville durable de la Ville de Genève; Secteur culturel de la Ville de Genève; Fondation suisse des artistes interprètes SIS; Etat (GE) projet de transformation Covid-19; Fonds Mécénat SIG; La Collective; Accueil studio studios de l’ADC - Genève; Production Bleue


Le solo chorégraphique présenté par Alizée Rambeaud, en tryptique d'une durée de 45 minutes (3 x 15 min), s'inscrit dans une réflexion sur la manière dont nos représentations culturelles façonnent les rapports de genre et la violence faite aux femmes et minorités de genre. En s'appuyant sur des références historiques, littéraires et culturelles, le projet questionne le fantasme de la "belle endormie", une image persistante dans l'imaginaire collectif où les femmes sont objectivées et réduites à des corps inertes, disponibles, souvent victimes de violences.

tell me propose un acte de résistance artistique, visant à ouvrir le dialogue sur ces questions appelant à une reconfiguration des représentations pour redéfinir les relations de genre.

TELL

ME


Un projet d’exposition et de performance matérialisant le geste du lien, de l’entrelacement et du collectif, mais aussi la force née de la vulnérabilité partagée. La tresse est un geste universel. Elle traverse les cultures, les générations, les genres. Elle est à la fois intime, un geste quotidien, souvent transmis de corps en corps et structurelle, une forme qui relie, soutient et tient ensemble. Mon intention est de créer une œuvre-espace dans laquelle chacun·e puisse projeter ses propres histoires, souvenirs, expériences, luttes ou élans, et trouver un lieu de résonance, de circulation et de réparation symbolique. Une première étape de travail a été présenté dans le cadre de la galerie Chacun·e son paradis au mois de mai 2026, les tresses deviennent un objet à la fois sculptural et relationnel. Un point de rencontre entre des trajectoires individuelles, un support pour penser le lien, la vulnérabilité et la possibilité de transformation collective.

Je propose braid comme une œuvre à deux corps. Une forme sculpturale, la tresse et une performance. Ensemble, elles composent une installation vivante au cœur d’un espace immersif, au milieu des projections videos. Par cette double lecture, l’œuvre propose une métaphore du soin. Tresser, c’est prendre le temps de relier, de réparer, de maintenir ensemble ce qui pourrait se défaire.

braid

Bleue
Alizée Rambeaud alizee@bleue.eu
+33650082898 Avenue des Tilleuls 15 1203 Genève CH